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mardi 5 mai 2009

Hadopi : l'intelligence centralisée affronte l'intelligence distribuée

Voici un article très bien fait qui explique la manière de contourner Hadopi. Le but n'étant pas forcément de pirater sur Internet, mais tout simplement de ne pas donner au pouvoir en place toutes les informations sur ce que vous faites sur Internet.

http://linuxmanua.blogspot.com/2009/04/10-antidotes-anti-hadopi.html

Ce site est très bien fait, et montre la vivacité du logiciel libre. Il est relativement technique, je le vulgarise en 2 mots.

Une technique est celle du VPN, où vous vous connectez à un serveur VPN à l'étranger, de manière sécurisée et inécoutable. Une fois sur ce serveur vous surfez sur Internet et c'est l'adresse publique (étrangère donc) dudit serveur qui est visible depuis l'extérieur. Il nécessite l'existence de tels serveurs VPN.
L'autre technique est celle de Tor http://www.torproject.org, projet opensource, qui vise à passer par des connection sécurisée d'une noeud à l'autre pour crééer une mini chaine dans laquelle un écouteur indiscret va se perdre. Cette technique nécessite la présence de noeuds (vous et moi) et de points de sortie sur Internet (même remarque) donc l'adresse publique sera celle visible de l'extérieur.

La beauté de cette technologie et la preuve de la puissance du mouvement du logiciel libre est que le code source est disponible, quiconque peut l'étudier.. mais il sera impossible au commité Hadopi de le craker pour retrouver la source des requêtes.

Finalement, on peut considérer que le gouvernement ne comprend pas ce qu'il fait, la preuve en images

C. Albanel pense qu'il y a un firewall dans OpenOffice, incroyable mais vrai
http://www.journaldugeek.com/2009/04/02/evidemment-tant-de-maitrise-fait-peur/

Les députés ne savent même pas de quoi on parle


Bref, l'intelligence centralisée, incarnée par le gouvernement, se fait ridiculiser et décridibiliser par l'intelligence distribuée représentée par le mouvement du logiciel libre. En général on observe que là où le logiciel libre arrive il génère la contagion de son modèle. Par exemple Oracle a dû sortir une version gratuite pour faire face aux nombreux moteurs de base de données gratuits.

dimanche 1 mars 2009

Le dernier "fichier" Belge

Un texte controversé est sur la table du gouvernement pour discussion ce jeudi et vendredi. Il s'agit de la réglementation des banques de données utilisées par la police. Ces fichiers recensent, entre autres, les opinions politiques ou les orientations sexuelles des citoyens, selon les informations de la RTBF.

Depuis une dizaine d'années, la police recense des informations sur 1,6 million de citoyens belges dans la banque de données nationale générale (BNG) créée lors de la loi de réforme des polices de 1998. Dans ce fichier sont recensées des informations récoltées lors de la rédaction de pv, des résultats d'enquêtes judiciaires ou des jugements.

Des informations dites « douces » comme des renseignements que la police juge utiles de garder, pour apprécier la dangerosité potentielle d'un individu ou prévenir des infractions futures y figurent également. Soucis: ce fichier s'est développé sans l'encadrement par arrêté royal ordonné par la loi.

Alarmant

Ce projet d'arrêté encadrant le "traitement des données à caractère personnel" exploitées par les forces de police locales et fédérales est actuellement discuté par le gouvernement. Le texte suscite de nombreuses inquiétudes auprès de certains avocats et magistrats et notamment au sein de la ligue des droits de l'homme. Il autorise en effet un fichage selon de nombreux critères. En plus des données de base, on y trouve des informations sur l'opinion politique, la religion, l'orientation sexuelle, les données psychiques ou encore les habitudes de consommation des citoyens.

Si ce recueil d'informations semble intéressant pour des actes terroristes ou lors de criminalité sexuelle, des voix s'élèvent pour critiquer les abus dont il pourrait être la source.

Selon la RTBF, la commission de protection de la vie privée a recommandé d'intégrer des critères très stricts dans le texte de l'arrêté en discussion. Les associations et une série de députés, inquiets, les estiment trop faibles dans le texte. Ils souhaitent un débat parlementaire.

En France, un fichier dans la même veine, du nom de Edvige, avait provoqué une vive polémique. La mise en place en France de ce genre de fichier de police permettant de recenser des hommes politiques, des syndicalistes et même des mineurs de 13 ans "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public " avait suscité la fureur d'associations et des remous au sein même du gouvernement, forçant la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie à profondément réviser sa copie.

Source